Dans cette région du monde, l'accès à l'école n'est pas un droit pour tous !


Implantée à 150 Kms au sud de DAKAR, et à 10 Kms de FATICK, cette petite ville de NDIONGOLOR, peuplée de 3000 âmes, est en phase de désertification à tous les niveaux: 

- les anciennes rizières se sont transformées en terre aride.      - les habitants, des Sérères, cherchent à émigrer.
- l'eau courante, l'électricité et le téléphone ne sont pas encore à disposition des familles.

Nous avons donné vie à un dispensaire déjà construit mais ne dispensant aucun soin infirmier. La petite case santé de 5 m² a laissé la place à un dispensaire qui fonctionne grâce à une infirmière et à des aides soignantes. C'est Martine MIQUEL, infirmière libérale Tourangelle, qui a fait l'analyse de la situation sanitaire et qui a permis au dispensaire de fonctionner comme actuellement, avec une gestion rigoureuse et des soins appropriés aux diverses pathologies. Elle écrivait d'ailleurs lors d'un compte-rendu de mission le 25 novembre 2005 :"de nombreuses maladies très graves existent encore au Sénégal, mais tendent toutes, sauf le paludisme, à disparaître. Les épidémies sont relativement peu médiatisées et lorsqu’elles se déclarent en zone rurale, elles passent souvent inaperçues. Ainsi le choléra fait chaque année de nombreuses victimes jusque dans le centre de Dakar. Heureusement cette maladie est aujourd’hui bénigne quoique très douloureuse, si elle est guérie à temps. De plus les épidémies se déclarent la plupart du temps pendant l’hivernage. Le paludisme est quant à lui présent sur la totalité du territoire avec une prédilection pour la Casamance, le Siné Saloum, et la région du fleuve. La plupart des crises de paludisme se déclarent évidemment pendant la saison des pluies, les anophèles, moustiques responsables de la propagation, pondent leurs œufs dans l’eau. Les personnes âgées et affaiblies ainsi que les nouveaux nés sont les principales victimes de ce fléau, également appelé malaria, puisqu’il leur est souvent fatal. Il faut également savoir que la prévention par la quinine est le fait d’à peine une personne sur 1500.

Les Sénégalais attendent donc souvent la crise pour se soigner. Pourtant les comprimés de nivaquine fabriqués par Rhône Poulenc au Sénégal ne coûtent que 5 CFA pièce, ce qui fait un coût mensuel de 150 CFA. Il est donc difficile d’accepter que le paludisme soit la plus grande cause de mortalité au Sénégal. Les insecticides se sont généralisés et ils sont relativement efficaces. Il existe plusieurs types de paludisme. L’un très grave menant souvent à la mort quant il n’est pas soigné à temps. L’autre moins grave mais durant dans le temps."