Projets sur le long terme :
Notre action vise à aider les habitants de cette ville et de cette région à faire renaître une véritable activité économique, seule garante d’une vie décente pour chacun. Il est pour cela nécessaire d’actionner plusieurs leviers et en priorité :
- SCOLARISER tous les enfants, car c’est eux qui pérenniseront les bienfaits des actions entreprises aujourd’hui. L’école publique actuelle n’est pas en mesure d’accueillir les quelques 350 enfants, issus des familles les plus pauvres (voire orphelins), qui restent encore privés du droit à la scolarité.
- EVITER l’assistance passive et DEVELOPPER le partenariat en s’appuyant sur les comités locaux auxquels il faut donner les moyens de s’organiser en groupes de travail, de réflexion, de parents d’élèves, de gestion….
- ACCORDER une priorité à l'apprentissage. La qualité des produits issus de l'artisanat sénégalais est incontestable. Les métiers traditionnels du bois, du fer, du textile, du cuir et de la terre doivent donc être perpétués.
- INCITER les artisans à s'installer grâce à la complicité des organismes consulaires du Nord.
- PROCEDER à la reforestation massive des espaces déboisés. On estime à un million le manque d’arbres dans cette région. Grâce au procédé IRRIGASC, qui a fait ses preuves dans plusieurs pays d'Afrique (notamment au Sahel), nous espérons planter des eucalyptus, des anacardiers et des manguiers. Ces arbres (les manguiers en particulier), ont l'avantage d’être peu gourmands en eau et de produire des fruits facilement négociables. Ils sont donc source de revenus. Pour exemple, l’exploitation de 100 manguiers permet à un paysan propriétaire de nourrir sa famille et de placer de l’argent en banque. A NDIONGOLOR, cela n’existe pas ! Des contacts sont en cours pour faire avancer ce grand chantier indispensable à la progression de nos travaux et à l’enrichissement des populations. A ce jour, un premier programme de plantation de 18.000 arbres est finalisé. Il suppose un investissement de 45.000 € et nous n’avons pas un seul centime pour le démarrer. Or il est urgent de commencer !
- AIDER les agriculteurs à trouver des moyens pour mieux irriguer les terres, autrefois fertiles, et à adapter leurs productions aux sols (qui peuvent tous être emblavés).
- ENCOURAGER avec conseil, aide et financement, la création d'un dispensaire et l’émergence d’un système d’assurance mutualiste.
- FAVORISER la mise en place d’une coopérative dans le but de commercialiser la production agricole et artisanale locale et…. de l’exporter !!
Projets sur le court terme :
Nous sommes partis du postulat suivant : analphabétisme, misère et oisiveté sont les principaux facteurs qui mènent à l'intolérance et à l'intégrisme. Puisqu’à notre niveau nous ne pouvons prétendre éradiquer ces conséquences de la pauvreté, nous avons choisi d’agir pour en traiter les causes.
Ouverture d’un établissement périscolaire
Ce fut notre première action visible, menée avec nos seules forces, sans l’aide d'aucun organisme.
Aménagé dans la maison qui a vu naître notre partenaire Sénégalais Albert FAYE (à l’origine de notre engagement et actuellement directeur de notre école), cet établissement comporte trois classes et assure l’éducation de 151 enfants. Depuis dix-huit mois, nous avons réussi à mettre en place une distribution de nourriture, soit un petit déjeuner quotidien et un repas de midi deux fois par semaine. Nous avons également construit une case réservée à l'accueil plus général des enfants. Néanmoins, il en reste encore près de 80 qui attendent que des places se libèrent ou mieux, que nos finances s'améliorent….
Car nous supportons la totalité des dépenses liées au fonctionnement de cet établissement, dont les salaires des sept personnes recrutées pour l’encadrement (institutrices, cuisinières, surveillants).
L’été dernier, la famine a fait son apparition et c’est une aide supplémentaire de 1.200 € qu’il nous a fallu consacrer à l’achat de denrées de base afin de sauver "nos" enfants.
Installation d’une cabine téléphonique
Depuis 2005, la population de NDIONGOLOR a enfin accès au téléphone. Implantée près de notre école, l’unique cabine téléphonique de la ville est alimentée par capteurs solaires.
En novembre 2004, alors qu’il traverse notre village en voiture, le Président WADDE s'arrête, intrigué par les murs blancs de notre école maternelle. Après un long échange, il repart en promettant de favoriser l'aide au développement de NDIONGOLOR…
Début juillet 2005, le Ministère Sénégalais de l'Education Nationale nous autorisait à ouvrir une école… C’était là le premier signe de reconnaissance pour notre action.
Depuis janvier 2006 un inspecteur de l’Education Nationale a vérifié notre chantier à 2 reprises. Il s’est montré surpris par l’avancée constante et sérieuse des travaux. En juiilet 2006 notre école est agréée par le gouvernement.
Une nouvelle école
L’établissement, construit sur deux niveaux (élévation des murs du premier étage en cours), pourra accueillir jusqu’à 400 / 500 enfants répartis dans une dizaine de classes.
Dans l’état actuel du projet, les différents niveaux de classes prévus sont :
Le bâtiment comprend par ailleurs une cuisine, une salle de réfectoire, une bibliothèque et un espace sanitaires (WC et douches). L’adduction d’eau ayant été réalisée, ce dernier est déjà utilisé par les enfants de l’école maternelle.
Les instituteurs seront rémunérés sur la base de 60.000 à 80.000 FCFA. A ce jour, nous ne pouvons compter que sur nos propres énergies et l’engagement des parents d'élèves à participer pour réunir les sommes nécessaires au paiement des salaires.
De l’éléctricité dans toute la ville ?
Suite à nos démarches, l'électricité devrait être distribuée à NDIONGOLOR dans un proche avenir (2007….2008 ?)