(IRRIGASC de Jacques GASC)
SEN-EGALITE s’engage dans un projet visant à planter 18000 arbres. Actuellement nous avons planté 1600 arbres sur NDIONGOLOR avec le procédé IRRIGASC . Nous pensons qu’avec 50 manguiers une famille peut espérer vivre décemment. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une opération à long terme. 54000 euros sont nécessaire pour faire reculer le désert à NDIONGOLOR et pour nourrir le village durablement ! C’est pourquoi nous avons lancé l’opération « 18000 ARBRES POUR NDIONGOLOR » . Contre un reçu fiscal (66% de réduction fiscale) nous collectons des versements qui sont immédiatement consacrés à la plantation des arbres.
A) quelques précisions sur la culture de ces arbres
L’ARBRE ET SES FRUITS : Le manguier est un arbre originaire d’Asie du Sud, au feuillage dense et vert foncé. Il mesure en moyenne 15 mètres et donne une centaine de fruits par an. Introduit en Afrique puis en Amérique du Sud, vers le XVI ème siècle, il est aujourd’hui cultivé dans les régions tropicales pour son fruit. Il existe près de 1000 variétés de mangues mais quelques dizaines seulement sont commercialisées. Les manguiers atteignent leur pleine production vers l’âge de 10 ans et peuvent produire ensuite de façon rentable pendant plus de 20 ans ; mais l’arbre peut vivre plus de cent ans et atteindre 20, voire 30 mètres de haut. Le manguier est un arbre fruitier très intéressant. Il croît même très bien dans les climats marqués par une sécheresse, car son enracinement très profond et très étendu lui permet l'absorption d'eau dans les couches inférieures et d'éléments nutritifs dans les couches supérieures du sol. Cependant les jeunes plants doivent être régulièrement arrosés ou bénéficier du procédé d’irrigation par semi-conduites IRRIGASC beaucoup moins gourmand en eau (3 litres par arbre et par semaine…). La mangue est un fruit charnu plus ou moins gros, mesurant en moyenne dix centimètres. Sa peau verdâtre est marbrée de rouge et de jaune . Sa chair jaune-orange adhère à un gros noyau aplati. Sa pulpe est juteuse et très parfumée (sucrée avec un arrière goût acidulé) La mangue est l’un des fruits les plus riches en carotène ou provitamine A, qui plus tard se transforme en vitamines A dans l’intestin. La mangue est également bien pourvue en acide ascorbique ou vitamine C : 44 mg aux 100 gr soit un taux comparable à celui des agrumes (pamplemousses, oranges ou clémentines). Contrairement à ce qui se passe pour la provitamine A le taux de vitamines C décroît lorsque le fruit mûrit. Il y a la présence de nombreux minéraux et en particulier de fer, au taux appréciable de 1,2 mg aux 100 gr. Autre atout : la mangue est moyennement calorique (60 kcal aux 100 gr) ; elle se situe entre la pomme et la cerise. Ainsi, une mangue nature de 120 g apporte 70 kcal, 100 % des apports nutritionnels conseillés en vitamine A et 65 % des apports nutritionnels conseillés en vitamine C. Riche en vitamines aux propriétés anti-oxydantes et en fibres, la mangue fait partie des végétaux frais (comme le melon, la carotte et les légumes verts) recommandés dans l'alimentation. Son "action prévention" lutte efficacement contre le vieillissement cellulaire prématuré provoqué par certains cancers et de l'athérosclérose. Pays Production (t.) Inde 10 800 000 Chine 3 622 000 Thaïlande 1 750 000 Mexique 1 503 010 Pakistan 1 072 000 Philippines 890 000 Brésil 845 000 Indonésie 800 000 Nigeria 730 000 QUELQUES CHIFFRES : La production mondiale en 2004 a été d’environ de 26,3 millions de tonnes. La mangue est ainsi le 6ème fruit le plus produit au monde (derrière la banane, le raisin, les oranges, les pommes et le plantain. Quatre vingt neuf pays dans le monde sont producteurs de mangues. Depuis quelques années la production mondiale de mangues s’est considérablement accrue. Ceci principalement grâce à l’apparition de nombreux pays cultivateurs comme la Chine, dont la production a connu une telle croissance qu’elle occupe actuellement la seconde place mondiale. Même les pays comme l’inde, ou la mangue pousse depuis des milliers d’années, ont également augmenté leur production. Malgré tout, le monde manque toujours de mangues. Nous ne connaissons pas les chiffres de la production de mangue au Sénégal ; ils ne sont pas confidentiels mais certainement peu marquants !! DANS LA MANGUE TOUT EST BON : Le fruit est utilisé pour des boissons gazeuses, des boissons pulpeuses (confitures, fruits au sirop). Comme ce fruit a une teneur en sucre relativement élevée, on peut également l’utiliser pour la fabrication de boissons distillées et des liqueurs par fermentation alcoolique. On peut faire également des desserts fabuleux. Tout est bon pour la pharmacopée traditionnelle. L’écorce est utilisée en décoction (bains de bouche) pour les affections de la bouche. L’écorce et les feuilles bouillies agissent contre les diarrhées et les dysenteries. Une infusion de feuilles séchées (potion à jeun) aide à lutter contre les caries. Les jeunes feuilles tendres bouillies soignent contre les gouttes auriculaires. La sève sert de colle à papier en Afrique mais ……….elle est urticante !! Le noyau de la mangue renferme une amande charnue qui, dans certaines régions, est consommée après avoir été longuement bouilli. En Inde, son pays d'origine, la mangue encore verte est coupée en tranches et séchée au soleil, avant d'être réduite en une poudre un peu acidulée, "l'amchoor", qui sert à rehausser la saveur des plats. Pour apprécier le degré de maturité d'une mangue, on peut tâter délicatement le fruit : la pulpe, sous la peau, doit être souple (sans être molle). La mangue dégage également un délicieux parfum caractéristique. Par contre, il est difficile de se fier à la couleur de sa peau : certaines variétés de mangues restent vertes à maturité, alors que d'autres deviennent jaunes, ou orangé taché de rouge... Une mangue insuffisamment mûre évolue sans difficulté à température ambiante, pour atteindre en quelques jours sa saveur optimale. Une fois mûre, elle peut être conservée dans le bac à légumes du réfrigérateur pour 24 ou 48 heures maximum si l'on veut continuer à déguster ce fruit de paradis !
B) Les motifs ou pourquoi planter des manguiers et comment :
En Afrique la désertification progresse à une vitesse impressionnante (de 4 à 7 kms en profondeur sur 4000 kms de large chaque année). Sont responsables de cette avancée alarmante le réchauffement climatique mais aussi la pression démographique qui demande toujours plus de terres cultivables ; celle-ci se fait au détriment du couvert végétal. Dans cette région du Sénégal (région de FATICK) les sols sont de plus en plus dénudés renvoyant dans l’atmosphère le rayonnement solaire et par conséquent asséchant l’atmosphère. Selon Jacques GASC il s’ensuit une forte diminution de la pluviométrie sur le long terme en tous points du Sahel comme en attestent les courbes de pluviométrie enregistrées depuis les années 1960. Moins de pluviométrie signifie moins de récoltes, d’avantage de défrichement forestier ; on est entré depuis un siècle dans le cycle infernal de la désertification. Le rendement des cultures liées à la pluviométrie annuelle a donc diminué dans de graves proportions : elles se réduisent en des rendements en tous points du Sahel généralement inférieurs à ceux des 20 années antérieures. Il en résulte un très fort exode rural : toute ville du Sahel a 10 à 30 fois plus d’habitants aujourd’hui qu’en 1960 ; à la ville comme à la campagne le chômage prend des proportions inquiétantes. L’agriculture irriguée est la principale solution, mais à quel prix : le minimum de consommation d’eau par kg de matière sèche alimentaire est indispensable. Mais il n’y a pas de temps à perdre. Il y a urgence pour que se réalisent sur le terrain les projets encore classés dans les cartons. Nous rappelons que nous avons dû acheter 11 tonnes de maïs en juillet 2005 pour faire « la soudure » avant la récolte suivante. Ceci corrobore la dernière publication de la FAO sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde : « La faim a regagné du terrain durant la seconde moitié des années 90 (+ 23 millions de personnes touchées) annulant les minces progrès enregistrés au début de cette même décennie. Le nombre de sous-alimentés dans les pays du Sud stagne aux alentours de 820 millions de personnes dont 206 millions en Afrique subsaharienne. 70% d’entre eux sont des ruraux » Jacques DIOUF directeur général de la FAO, à ce propos déclarait récemment : « La concentration de la faim dans des zones rurales montre qu’aucune réduction durable de la faim n’est possible sans investissement conséquent dans le développement rural et agricole. » Notre démarche s’inscrit dans les objectifs fixés par les états membres de l’ONU, suite au forum de DAVOS…. Nous sommes d’ores et déjà engagés dans des actions visibles en faveur d’un développement durable dans un environnement protégé, qui encourage les populations à rester ou à revenir vivre au pays ! La plantation massive de manguiers est le (seul ?) moyen que nous avons trouvé pour aider les populations à dépasser le seuil de pauvreté et à s’installer durablement sur des terres qui peuvent redevenir fertiles et pleines de promesses…. Le Procédé IRRIGASC, testé depuis plus de 20 ans dans la plupart des pays sahéliens apporte une réelle solution permettant de lutter efficacement contre la désertification. La théorie de l'inventeur du procédé se fonde sur 20 années d'expérience de terrain en milieu sahélien. La réussite de ces plantations nécessite une organisation opérationnelle efficace. La gestion complète des différents projets est assurée à Dakar (Sénégal) sous la responsabilité de Jacques GASC, l'inventeur du procédé. Elle est relayée au quotidien par plusieurs Chefs de plantations locaux, formés au cours des 20 dernières années. Leurs principales responsabilités sont : - L'identification des candidats agriculteurs potentiels - La validation des terrains et de leur infrastructure - La formation des agriculteurs à l'utilisation du procédé - L'acheminement des gaines, des tarières, et des plants sur les lieux de plantation - Le suivi des plantations jusqu'à 12 ou 18 mois. - Chaque arbre planté coûte 3 euros ! Il est à noter que de nombreux groupements d'individus (notamment de femmes) se sont formés spécifiquement pour répondre aux exigences de qualité et de sérieux préalables à toute plantation organisée par le système Irrigasc.
C) l’enquête :
Nous avons enquêté sur le terrain. Un questionnaire a été préparé et deux équipes sont parties à la recherche d’informations. Une visite chez « Augustin » de Diouroup (dans la proche région de NDIONGOLOR) nous a permis de faire un certain nombre de constats :
Q : Sur votre propriété combien avez-vous planté d’arbres ?
R : 200 arbres au départ (sans le principe IRRIGASC) avec le pépiniériste de NDIONGOLOR. 40 arbres sont morts. Il en reste donc 160 que Jacques GASC a équipé de gaines l’année suivante. Il n’y a plus eu de mortalité. L’an dernier, il a planté quelques autres manguiers (ne précise pas le nombre)
Q : De quelle surface de terres dispose-t-il? R:2hectares
Q:Quelles sont les espèces plantées ? R:Quedesmanguiers. Q: A quelles dates récoltez-vous les mangues ? R : vers le mois de Juin ; mais si les terres sont bien arrosées il peut y avoir de 2 à 3 récoltes par an.
Q:Quelles sont les quantités de fruits récoltées ? R : très variable selon les années. Cette année il y a eu des intempéries. Estime avoir perdu 2 tonnes de fruits. Généralement un bon manguier produit plus de 10 bassines de fruits par an (une bassine est = a 30 à 40 kgs). Q : Combien de personnes participent à la récolte ? R : C’est l’acheteur qui se déplace avec son personnel et qui procède au transport des fruits. Il n’y a pas d’empois locaux créés par sa propre récolte. Q : Quel est le rapport ? R : Question délicate…. Les réponses sont peu précises. Augustin est connu sous le pseudonyme : « Augustin le millionnaire de Diouroup…. » Cependant il nous dit qu’une bassine peut lui rapporter 7000 FCFA. Si l’on admet que chaque arbre produit en moyenne et par an, 10 bassines et qu’il y a 160 arbres, il suffit de multiplier 160 X 10 X 7000 = 11 200 000 CFA. Nous sommes tombés d’accord sur ce chiffre !! SEN-EGALITE s’engage dans un projet visant à planter 18000 arbres. Actuellement nous avons planté 1600 arbres sur NDIONGOLOR avec le procédéIRRIGASC. Nous pensons qu’avec 50 manguiers une famille peut espérer vivre décemment. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une opération à long terme. 54000 euros sont nécessaire pour faire reculer le désert à NDIONGOLOR et pour nourrir le village durablement ! C’est pourquoi nous avons lancé l’opération « 18000 ARBRES POUR NDIONGOLOR » . Contre un reçu fiscal (66% de réduction fiscale) nous collectons des versements qui sont immédiatement consacrés à la plantation des arbres.